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Déclaration et voeu au CTSD rythmes scolaires du 28 mai 2018
Publié; le 28 mai 2018 | Administrateur

DECLARATION DE LA FNEC FP FO au CTSD de l’Eure du 28 mai 2018

Monsieur le Directeur Académique,

À l’image des cheminots qui s’opposent au plan de privatisation de la SNCF et à la destruction de leur statut, les enseignants, en utilisant la possibilité de revenir à la semaine de 4 jours, défendent majoritairement le cadre national de l’école publique, lié au maintien de leur statut de fonctionnaire d’État et à celui de l‘Éducation nationale.

En 2013, le ministre de l’Education Nationale M. Peillon a mis en place le décret sur les rythmes scolaires suite à une campagne basée sur le principe du « bien-être des enfants », soutenu par certains syndicats ou associations en collusion avec le parti politique en place au gouvernement. Le SNUDI FO n’a pas succombé au chant des sirènes. C’est ainsi qu’il a toujours lutté, seul, contre ce décret.

Le SNUDI FO 27 a toujours eu un discours clair contre ce décret instituant la territorialisation de l’école et creusant les inégalités.

En 2015, le SNUDI FO 27 avait été à l’initiative d’une enquête auprès des collègues afin de recueillir leur avis sur ce décret et ses effets : le constat était édifiant ! Plus de 80% des collègues avouaient ressentir une dégradation de leurs conditions de travail ainsi qu’une fatigue accrue.

Ainsi, il est un fait indiscutable : à plus de 90 %, les parents d’élèves, les enseignants et la plupart des municipalités de notre pays ont très massivement utilisé la possibilité de déroger au décret PEILLON, pour revenir à la semaine de 4 jours sur 36 semaines. Dans les faits, ils ont remis en cause le contenu de ce décret qui a instauré la semaine de 4 jours et demi et l’ingérence des municipalités dans le fonctionnement de l’Éducation nationale à travers la confusion scolaire périscolaire et les PEdT.

Ne nous leurrons pas, avec le décret BLANQUER, le problème est loin d’être réglé. Le cadre réglementaire est toujours constitué par le décret Peillon qui a institué les municipalités comme « maîtres d’œuvre » de la définition de l’organisation de la semaine scolaire et constitue ainsi le cadre de la territorialisation de l’école. Les décrets Hamon et Blanquer, s’ils l’ont assoupli, ont maintenu et confirmé le cadre général du décret Peillon.

Tant que les décrets continueront à s’appliquer, les rythmes pourront varier d’une commune à une autre, d’une année à une autre, d’un gouvernement à un autre selon les choix budgétaires les orientations politiques.

Le problème n’est pas réglé car malgré ce désaveu apporté par les familles et les personnels à sa frénésie de territorialiser l’Education nationale, le ministère ne renonce pas à ses projets puisqu’il veut maintenant imposer la fusion des 26 académies en 13 académies alignées sur les nouvelles régions. Les pouvoirs des recteurs de régions académiques seraient renforcés, ainsi que leurs compétences en matière de gestion des personnels. De la même manière, la carte des circonscriptions du 1er degré pourrait être réexaminée. Les recteurs de régions se verraient déléguer les emplois et les crédits de chacun des budgets académiques et à terme serait mis en place un « budget régional unique, réparti en fonction des besoins territoriaux » avec une fongibilité entre les budgets ! C’est une nouvelle étape dans la régionalisation de l’école et le démantèlement de notre ministère.

FO s’est toujours opposée aux fusions de services académiques comme elle s’est opposée à la destruction rampante des DSDEN. De nouvelles mutualisations seraient une réédition de la même logique destructrice, mais à une échelle plus grande. Pour Force ouvrière, les personnels administratifs, des services académiques comme les personnels du 1er et du second degré sont fonctionnaires d’Etat. Ils ne sauraient être soumis à des fonctionnements redéfinis au niveau académique, ni au niveau municipal !

A notre niveau départemental, une petite quarantaine de communes maintiendraient leur fonctionnement sur une semaine à 4 jours et demi à la prochaine rentrée, parfois contre l’avis majoritaire des conseils d’école. Peut-on encore parler de démocratie quand l’avis d’un élu prime sur tous les autres. Monsieur l’Inspecteur d’Académie, nous vous demandons de respecter les avis majoritaires des acteurs consultés sur cette question d’organisation du temps scolaire pour l’année prochaine.

Depuis 2012 et les premières annonces sur la territorialisation de l’école publique avec la mise en place des rythmes scolaires, le SNUDI FO, seul, n’a cessé de condamner cette réforme. Le CTSD d’aujourd’hui confirme qu’il avait vu juste.

Vœu proposé par FO  :

Le CTSD de l’Eure demande l’abrogation du décret Peillon et des décrets Hamon / Blanquer et le rétablissement de la norme de 4 jours sur 36 semaines dans toutes les écoles.

POUR : 4 SNUDI FO

CONTRE : 3 SNUIPP / 2 UNSA

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